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Commune de Vion, sa préhistoire et son histoire.

Ce village situé sur la route de Sablé à 4 kms de Parcé et 42 Kms du Mans existe depuis 5 000 ans avant notre ère.

A cette époque, il était habité par un peuple dont nous ne savons pas grand chose. Ce peuple occupait un lieu appelé « CAMP DE CESAR », probablement depuis les invasions Gauloises (50 ans avant JC).

Cet espace à quelques kilomètres de VION est actuellement en friches. A cet endroit, il a été trouvé beaucoup de silex taillés et d’outils préhistoriques, reconnaissables par leur taille rudimentaire et leur aspect massif. Il s’agissait sans doute d’agriculteurs car on a trouvé des haches, des pics et des meules pour écraser le grain ; Ils devaient travailler le bois car on a trouvé aussi des grattoirs et des racloirs pour polir. La Région était forestière.

Ces gens venaient de Belgique, du Nord de La France, du bassin parisien et s’arrêtaient au seuil du massif Armoricain. Ils étaient appelés des Campigniens.

Et l’on arrive à la guerre de 100 ans et qui comme vous le savez sans doute dura de 1337 à 1453 entre La France et L’Angleterre.

A Vion comme dans toutes les communes, il y avait un cimetière et une église . A Vion, cette église s’appelait Saint-Julien.

En 1420, alors que les Français et les Anglais se battaient dans les environs, un commerçant ayant peur d’être pillé par les Anglais, avait enfoui au pied d’une tombe, près de l’église de Saint-Julien, sa fortune dans un sac de chanvre.

A cette époque, l’église avait besoin de réfection car on a retrouvé des écrits donnant les noms des notables faisant des dons pour sa restauration.

Maintenant, il ne reste plus qu’un pan de mur.

Donc en 1978, c’est à dire, plus de 500 ans après, Monsieur Jean-Yves BRETON, propriétaire d'une maison dans le hameau de Saint-Julien, en voulant planter un arbre trouva ce sac de chanvre au pied du mur de l’église avec des pièces de monnaie. Avec le temps, la trame du sac était imprimée sur les pièces par l’oxydation.

Par ignorance et par peur d’être taxé sur son revenu, il garda les pièces pendant 2 ans et sur les conseils d’un ami gendarme, il prit contact avec le Musée de la Monnaie qui authentifia les pièces et les acheta. Elles sont actuellement visibles au Musée de la Monnaie à Paris et par erreur ce trésor a pris le nom de « Trésor de Parcé ».

 extrait dictionnaire de Julien Rémy Pesche

VION, SAINT-AUBIN-EN-CHAMPAGNE; Vionium , Sti Albini de Campanid; commune qui tire son surnom, en Champagne, de la Champagne de Parce ou d'Anjou, ( 1-267, 27* et la Carte), et non de celle du Maine; du cant. et à i k. E. S. E. de Sablé; de l'arrond. et à 18 k. N. 1/3-0. de « Flèche; à 38 k. S. 0. du Mans ; avant 1790, du dioc. et dugrand-archidiac. d'Angers , de l'archiprêtré et de l'élect. de la Flèche, de la province d'Anjou. — Dist. légal. : 9, 21 et 46 kilom.

Descript. Bornée au N., par Solesme et par Parce ; à l'E., encore par Parce; au S., par Louaille et par Précigné; à '0., par Courtillers, jusque dans le bourg duquel s'avance son territoire, et par Sablé; cette commune a la forme dune ellipse ovoïdale assez régulière, s'étendant de l'O. S. "• auN. N. E., où est son angle le plus aigu, sur un diam. contrai de 5 k. 1/2, contre une largeur centrale de 4 k. 1)2 environ, du N. au S. Le bourg, situé dans la partie E. N. E. du territoire, à 4 h. seulement de la limite orientale, se compose d'une grande rue principale, qui s'étend du N. au S., et de quatre rues transversales. On y remarque un assez grand nombre d'anciennes maisons bourgeoises, à un étage et à portes cochères cintrées, dont la construction remonte au 16e siècle, qui annoncent qu'il avait été plus considérable autrefois, et que les campagnes n'étaient pas dépourvues alorsde familles aisées, comme elles le sont aujourd'hui. Jolie église romane, située à l'extrémité N. de la grande rue, bien décorée, contenant trois autels en marbre. Deux fenêtres cintrées, de même qu'une porte méridionale actuellement murée , sont entourées d'ornements du même style, en torsades à l'une, en pointes de diamant à l'autre, ainsi qu'à la porte ; la corniche du chœur, supportée par des corbeaux ou modillons à têtes grotesques. Clocher en forme de pyramide très-écrasée, sur une tour percée d'une double fenêtre à chaque face, accompagnée d'une tourelle servant de cage d'escalier, régnant du bas en haut. Vendue nationalement, en l'an v (1797), cette église est donnée à la commune, en l'an xi (1803), par Melle Godelier, sœur du dernier curé et archiprêtre, qui l'avait acquise dans cette intention. L'ancien cimetière, entourant l'église, clos de murs à hauteur d'appui, ne sert plus aux inhumations, et est destiné à former une place publique. Il est remplacé par un nouveau, situé en dehors du bourg. Une maison à tourelle, se fait remarquer dans le bourg, ainsi qu'une croix en pierre, qui se trouve à son entrée occidentale, au haut de laquelle (comme à colle du cimetière de Tassé), on a sculpté divers ornements, tels qu'une couronne d'épines, à jour, et les figures du Christ et de la Vierge, travail qui n'est pas sans difficulté.

Popul.Portée à 148 feux,dans l'anouagement de l'élection de la Flèche; elle était de 185 feux et de 709 habitants,en 1804 ; de 204f. et de 758 h., selon le recensement de 1836; et, d'après celui de 1836, de 226 feux, se composant de 419 indiv. du sexe masculin, 422 du féminin, total, 811; dont 225 dans le bourg. De 14 petits hameaux que l'on compte à Vion, celui des Roches, se trouve en partie sur Parce.

Mouv. décenn. De 1793 à 1802, inclusiv. : mar., 3*; naiss., 177; déc, 80. —De 1803 à 1812 : mar., 55; nais»., 174; déc, 163.—De 1813 à 1822 : mar.,49;naiss.,250;déc, 141. — De 1823 à 1832 : mar.. 67; naiss., 201; déc, 188.

HIST. Ecclés. Eglise dédiée à S. Aubin, évêque d'Angers. Deux assemblées, toutes deux à la chapelle de N.-D.-du Chêne, les dim. les plus proches du 15 août, fête de l'Assomption; et du 8 sept., fête de la Nativité de la Vierge , dite de \'Angevine.

La cure de S.-Aubin de Vion, à laquelle était annexé l'archiprêtré de la Flèche, était à la présentation de t'évoque d'Angers. Le seigneur marquis de Sablé, présentait à la chapelle S.-Jacques de la Roche-Talbot; celui de la Roche, a la chapelle du fief de Vion; et le seigneur de la Rousselière, à la chapelle de ce nom. L'archidiacre de la Flèche, curé de Vion, avait la présentation et collation des chapelles de la Boulaie et de René-Brossard. — Une chapelle, non fondée, dite de S.-Julien, en ruine depuis longtemps, autour de laquelle était un cimetière, existait au hameau du même nom , à 1 k. au sud du bourg. Par son testament, du jour de la S.-Martin d'hiver, de l'an 1382, J. de Lessillé, seign. de Juigné (v. cet art.), donne à la chapelle de Monsieur S.Julien, de Vion, 40 sous une fois payés, pour aider à sa réparation.

Chap. de N.-D.-du-Chêne. Il existe dans la lande de Vion, à 3,7 h. à l'O. du bourg, et à 0,6 h. seulement à l'E. de la grande route de la Flèche à Sablé, une chapelle de dévotion, fort célèbre dans la contrée , sous le nom de Notre Dame-du-Chêne, qui lui vient de ce qu'elle occupe la place d'un arbre antique, appelé le Chêne de la Jaryaie, qui se trouvait à l'entrée de cette lande, du côté de l'Anjou, dans lequel avait été placée une image de la Vierge. « Dès la fin du 15e siècle, ait un écrivain (Annuaire pour 1831-282), cette image devint célèbre; elle attirait une foule considérable de fidèles: beaucoup de malades et d'infirmes y allaient en dévotion, demander la santé, ou un adoucissement à leurs maux. Vers 1628, dit-on ailleurs, Léonard Siette, curé de Vion et archiprêtre de la Flèche , fit bâtir la chapelle dans laquelle est aujourd'hui cette image.«Ces dates nous semblent bien modernes , et pour le culte de la Vierge en ce lieu, et pour la construction de la chapelle , dans les murs de laquelle on remarque l'emploi de l'appareil en échiquier, qui est d'un usage bien antérieur. Restaurée depuis quelques années, la chapelle actuelle, plafonnée à l'intérieur, a perdu, selon nous, cet aspect vénérable d'antiquité, qui s'harmonise si heureusement avec les idées religieuses. Etienne Grudé, sieur de la Chesnayc, père de Jean Grudé, aussi sieur de la Chesnaye, châtelain de Sablé , etc., a composé deux poèmes français, pour célébrer les miracles deN.-D-du Chéne, de la même manière que Lipse , dans son Virgo Hallensis, décrit ceux do N.-D.-de-Hall. Voici comment il en parle, à la tête du second de ces poèmes : a Item, a autre louange et requête faitte par moy Estienne Grudé et présentée par Jean Grudé, mon fils, au voyage par lui fait le samedi 19 mai 1515, et ce jour se trouva pèlerins plus de quatre mille; et il y en eût plusieurs amenez en charette et autrement, détenus de diverses maladies, et plusieurs s'en retournèrent bien joyeux. »

La Notre-Dame-du-Chêne de Vion est, comme toutes celles dont nous avons fait connaître l'existence dans le département, à S.-Remi-du-Plain, à Torcé, à la Suze, à Villainesous-Lucé (voir ces articles), etc., une imitation de la célèbre N.-D. de l'Angevine du Marillais, en Anjou. Partout vous les voyez établies à proximité de quelque fontaine, ou de quelque chêne, parce que, partout, elles sont un reste du culte druidique; parce que, comme l'a dit J.-F. Bodin, d'après tous les historiens antiquaires : « Un grand nombre s de fontaines, telles que celles de Fontevrault, des Ardilliers , de Belle-Fontaine , etc.; des chênes, comme ceux de S.-Laurent, près Chalonnc , de Vion, etc.; opéraient des guérisons merveilleuses , par l'intercession de N.-D.-du Chêne , ou de N.-D.-de-la-Fontaine, des Eaux, etc. » [Rech. hist. sur Angers et le Haut-Anjou). La Notre-Dame du-Chêne est, sans contredit, la plus célèbre de toutes celles de notre territoire, non que son culte ait plus de splendeur que n'en a celui de la N.-D.-de-Torcé, mais par la vénération et la confiance qu'elle inspire, et par le nombre des personnes qui y viennent implorer journellement la mère de Dieu. Aussi, de quelque côté que vous approchiez de ce lieu, vient-on vous présenter des cierges et des ex-voto en cire, pour être offerts à la Vierge, et la relation des miracles opérés par elle, intitulée Le Pèlerin de Notre-Dame du-Chêne, en Anjou, imprimée, dans l'origine, à la Flèche, par Griveau.

Une chose bien remarquable, c'est qu'une chapelle de N.-D.-d'Héos (peut-être des Eaux), est aussi en grande dévotion dans une vallée des Pyrénées, dans une sorte de désert, comme l'était anciennement la lande de Vion, près d'un peulven , et que sa fête s'y solennise au 15 août et an 8 septembre, comme à Vion, à Torcé, et partout dans noire département.—Les registres de l'état-civil font connaître.que des mariages étaient célébrés jadis à la Chapelle-du-Ghêne, avec la permission de l'évêque; mais non pas, qu'on y ait baptisé ni opéré des sépultures. —En l'an x(1802), M. Fr. de la Grandière, fait don à cette chapelle, du grand autel de la ci-devant église de S.-Martin de Sablé, et de tout son accompagnement.

L'archiprêtre de la Flèche, curé de Vion, le titulaire de la chapelle des Nouets, et celui de la chapelle de la RocheTalbot, bien que du diocèse d'Angers, comparaissent, comme ressortant à la sénéchaussée du Maine, à l'assemblée du clprgé de cetire province, tenue en 1789, pour l'élection de députés aux états-généraux.

Hist. Féod. La seigneurie de paroisse, était anciennement une châtellenie annexée au fief dit de Vion, et unie, à une époque fort reculée, à la terre de Soudé. Il parait que ce fief rut possédé, plus tard, par le seigneur de la Roche, puisqu'on a vu plus haut, que ce seigneur présentait à la chapelle du fief de Vion. Quoiqu'il en soit, on voit, par une déclaration faite à la sénéchaussée du Maine, au nom de Messire Gabriel du Puy-du-Fou , sire de Pescheseul, baron de Parcé, etc.. du 26 janvier 1660, que les seigneuries de Soudé et de Vion, entraient dans la composition de la terre de Pescheseul.

On trouve un Denis de Vion, cité dans un acte du 28janv. 1366, par lequel Amauri IV, seigneur de Craon et de Sablé, fait don de 30 s., pour la fondation de la chapelle de Sainte Catherine, assise sur sa terre du Ruron, et dont il affecte le paiement d'un tiers, entre les terrains de cette terre , savoir : Denis de Vion et Guill. de Segré, sur le Courtil du Vieilpont, 2 s. 6 d., payables à la fête de S.-Denis.

Autres fiefs : 1° Soudé. La composition de la terre de Soudé, dont le territoire environnant est appelé Soudayais, est ainsi déterminée, dans une précédente déclaration, pour la même seigneurie de Pescheseul (v. cet art. et celui Parce), faite à René, duc d'Anjou , le 20 oct. 1439, par Pierre de Champagne , sire de Pescheseul, etc. « Le seigneur de Soudé, tient à foi et hommage lige, sa maison seigneuriale, 6 son royaume Roulet et des Châtelets, 6 puissance de faire en y celui royaume la monnaye maille, et son église et paroissede Vion. »

En 1094, un accord a lieu entre les moines de Marmoutier et ceux de St.-Pierre de la Couture du Mans, devant Robert il, fils de Robert i'r, dit de Rourgogne, seigneur de Sablé, et Foulques de Soude, de Soldeaco, ou de Sol(lincu, selon Ménage. La terre de Soudé appartenait, dans le 14e siècle, dit-on, à Mathurin de Monialais. — L'ancien château de Soudé , dans les environs duquel on trouve encore beaucoup de ruines , était situé sur le côté gauche de la route de la Flèche à Sablé, en face la Cbapelle-duChôno, un peu au-delà des Nau-Poteries.

2° La Roche-Talbot, et 3° la Rousselière, cités tous deux à l'histoire ecclésiastique. Cette dernière se trouve, actuellement, sur le territoire de Parce.

4° Les Varennes. On voit figurer à Vion, dans le 17e siècle, une famille de Champchevrier, dont les possessions, en cette paroisse, nous sont inconnues, et dont une fille s'allia avec le seigneur du fief des Varennes, savoir : 1° en 1618, noble Jehan de Champchevrier, Sr de L'Anglechère, et Dlle Françoise d'Averton, sa femme; 2° en 1620, D"e Elisabeth de Champchevrier, mariée à L. de Gueffron, Sr des Varennes; 3° Dlle Jehanne de Champchevrier, épouse de L. de Salles, écuyer, Sr de la Cour. ( Note due à l'obligeance de M. Pillerault, juge de paix. )

Il résulte évidemment, de ce qui précède, que la paroisse de Vion relevait, en partie, de la juridiction de la sirène de Pescheseul, et, par celle-ci, de la sénéchaussée du Mairie.On prétend qu'une partie relevait aussi, du marquisat de Sablé. Il est surprenant que ni la juridiction de Sablé, ni celle de Pescheseul, ne se trouvent au nombre de celles comprises dans le ressort de la sénéchaussée du Maine, et soient même totalement omises, dans la nomenclature des anciennes juridictions du territoire départemental, insérée pages 73 à 100 de l'Annuaire de la Sarthe, pour 1838.

Hist. civ. Ecole primaire de garçons, pour laquelle la commune alloue 260 f. de subvention annuelle, dont 60f. pour le loyer du local; fréquentée par 25 à 40 enfants. La commune va faire construire incessamment, une assez belle maison d'école, qui, en môme temps, servira de logement à l'instituteur.

Biogr. Vion est la patrie de Claudo Chantelou, bénédictin , historien ecclésiastique et généalogiste, dans le 17e siècle. Voir la Biographie.

Antiq. Dans la partie la plus élevée de la lande de Vion, près lebordage des Défiais, à l'extrémité nord du territoire, existent deux enceintes contigues, demi-circulaires, séparées entre elles par un large fusse, qui paraissent appartenir à un ancien camp, ainsi que la tradition locale leur en a conservé le nom. La longueur de ces deux enceintes, est de 70 m., et leur largeur de 43 ; les talus ont 1 m. d'élévation, et les fossés 8 m. de largeur. On distingue parfaitement la principale entrée, qui est à l'est, et qui était défendue par des parapets beaucoup plus élevés, dont les talus et les fossés, sont encore bien conservés. Ces ouvrages, en on parfait état de conservation, ont beaucoup de rapport, dit M. Salmon, de Sablé, à qui nous devons ce renseignement, avec le camp romain de Sougé, décrit à l'article Lavenay (II-604) ; mais leur étendue est moins considérable : elles pouvaient contenir de huit à neuf cents hommes, c'est-àire une cohorte, et il est probable qu'elles ont servi à l'établissement d'une station, d'un poste militaire, sur l'extrême frontière qui sépare le territoire des Àndegaves, Andecavi, desArviens, Arvii, et des Cénomans, Aiderci Cenomani. Hydrog. Il n'existe sur ce territoire, qu'un seul cours d'eau qui, de la Fontaine-sans-Fond, dont il va être parlé et dont il porte le nom, se dirigeant à l'ouest, limite le territoire au sud, traverse la route de Sablé , sous l'arche de Louai Ile, pour aller se jeter dans la Sarthe, à Précigné.

A l'extrémité sud-est d'une vaste lande, dite de Vion, recouvrant les deux cinquièmes du territoire de cette commune, et à 2,3 h. au S. du bourg, se trouve, sur le territoire de Parce , une portion d'environ 6 hect. 1/2, séparée, par de vieux fossés, de la lande de Yion proprement dite. C'est dans cette partie, la plus basse de la lande, entièrement tourbeuse, que se trouve la Fontaine-sans-Fond, ou plutôt le bassin de ce nom, dans lequel sont, à 8 m. de distance, trois sources ou orifices, dont le plus considérable, présente une ouverture d'environ 0 m. 33 de diam., sur 0 m. 16 de profondeur d'eau. Les bulles d'air qui se dégagent de l'une de ces sources , et l'espèce d'écume jaunâtre ferrugineuse, qui recouvre le fond du bassin, et y forme une sorte de croûte assez solide, dans les temps secs, indique dans ces eaux la présence du fer, dissout par l'acide carbonique, et peut leur faire supposer quelques vertus toniques. Dans les années pluvieuses, au contraire, il est difficile et même dangereux de traverser ce bassin tourbeux, pour arriver à ces sources. Le nom de Fontaine sans-Fond, que porte la principale, provient de ce que des sondages opérés à diverses époques , n'ont pu en faire reconnaître le fond, d'où l'on a conjecturé qu'elle communiquait avec un vaste lac intérieur, dont le sol de la lande formait la voûte. On en trouve une description, plus ou moins exacte, par l'abbé Auvé, dans les Mémoires de l'Académie royale des Sciences, année 1741, page 37.

Au hameau du Rocher, à 1,3 h. au N. du bourg, et à 4 k. N. de la Fontaine-sans-Fond, se trouve un puits, creusé dans une roche calcaire, appelé Gouffre-d'Anjou, présentant un phénomène d'intermittence fort curieux. A des intervalles iiréguliers, de plusieurs années quelquefois, l'eau, dont le niveau est ordinairement, à la fin de l'été , de près de 7 m. de profondeur; en hiver et au printemps, peu au-dessous du niveau du sol; s'échappe, lorsque commence son élévation , par un trou pratiqué dans le mur du puits, au niveau du sol, d'où elle se répand sur tout le territoire environnant, qu'elle inonde, lorsqu'une espèce de gouffre, situé près d'un noyer, à l'entrée du bourg, ne suffit pas à son écoulement. Cet écoulement des eaux, se prolonge pendant cinq à six semaines, après lesquelles elles rentrent à leur niveau ordinaire. Ce phénomène se reproduit rarement deux années de suite , et, chose remarquable, se manifeste à la Fontaine sans-Fond et dans toutes les autres sources du pays, qu'elles font sourdre plus abondamment, de manière à remplir leurs réservoirs. Suivant la tradition, ou plutôt d'après un préjugé local, il annonce une prochaine élévation du prix des grains , ce qui ne se vérifia pas sensiblement, lorsque nous visitâmes ce puits, dans l'été de 1830, au moment où les eaux venaient do rentrer à leur niveau habituel.

Le phénomène dont il s'agit, ne se produisant pas à la suite des pluies, ni par 1 accroissement des eaux de La Sarthe, dont le lit n'est distant que de 1,6 h. du puits du Rocher, il paraît difficile de lui assigner une autre cause, qu'une fonte de neiges de quelques glaciers, plus abondante

Sue dans les années ordinaires, et a l'existence d'une nape d'eau souterraine, alimentée par les montagnes que recouvrent ces glaciers, ou bien , a quelque écoulement extraordinaire des eaux d'un lac, situé au pied de ces glaciers,par une fissure située à la partie supérieure de leur rive, lequel n'a lieu, également, que lorsque les fontes de neige dont il s'agit, en augmentent le volume d'eau, d'une manière extraordinaire. Cette hypothèse expliquerait fort bien, comment il pourrait sortir des anguilles et des brochets, en quantité assez condisérable, comme on le prétend, de la Fontaine sans-Fond et du Puits-du-Rocher.

Géol. Surface plane, sans aucun accident de terrain, occupée jadis par une assez vaste forêt, qu'a remplacée la lande dite de Vion. Le sol repose en entier, sur le calcaire jurassique, formation qui n'est pas apparente sur tous les points de la commune, et est recouverte, en beaucoup d'endroits, notamment dans la lande, par des couches de sable, mélangées d'argile, et par des bancs horizontaux de poudingue ferrugineux, appelé betun dans le pays. La partie nord, dite des Rochers, est remarquable par l'immense quantité de galets et de silex pyromaque, qui recouvrent le sol, en telle abondance , qu'on n'y apperçoit pas de terre végétaie, bien qu'on y obtienne néanmoins d'assez bonnes récoltes de céréales. Ce vaste dépôt caillouteux, qui peut être comparé avec celui de la plaine de la Crau, en Provence, s'étend sur les deux communes de Vion et de Parce, et peut recouvrir une superficie de 16 k. d'étendue.La formation calcaire, est parfaitement apparente autour du bourg de Vion et dans le Soudayais, ou l'on trouve, à la Piéterie et à la limite de la commune, près Courtillers, des bancs d'un calcaire jurassique tabulaire, à grain très-fin , presque lythographique, alternant avec des couches de marne, qui abondent en bélemnitcs et en térébratules. (M. Salmon, de Sablé.)

Plant, rar. Erica scoparia , E. vagans, E. ciliaris, Lin., dans la Lande; Quercus toza, Bosc. {FI. du A/at'ne.).=Salvia pratensis, Lin., var. Flore roseo (M. Salmon). = Salvia pratensis, Lin.; Vinca major, Lin., près le bourg (j.-r. P.).

Cadastr. Superficie de 2,003 hect. 70 ar. 80 cent., ainsi subdivisée : —Terr. labour., aires, 973-14-00 ; en 5 class., éval. à 7, 12, 20, 27 et 34 f. — Jard., vergers, pépinières, 32-16-80; à 27, 34 et 40 f.—Vignes, 18-82-10; à 15 et 2if. —Prés et pâtures, 120-51-90; à 15, 30, 48 et 72 f.—B. taillis , 81-88-80; à 7,12 et 20 f. — Landes, 712-98-70 ; à 2 f, 50 c., 10 et 16 f. — Bruyères, 8-57-00; à 2 f. — Mares, 2-57-63; à 12 f. — Sol des propriét. bât., 8-46-17 5 à 34 f. Obj. nonimpos. : Egl., presbyt., 0-72-50.—Rout. etchem., 42-98-80. — Cours d'eau, 0-86-40. = 179 Maisons, en 7 class. : 32 à 3 f., 48 à 7 f., 45 à 12 f., 37 à 20 f., 8 à 30 f., 4 à 45 f., 5 à 60 f.

Contrib. Fonc, 3,770 f. ; personn. et mobil., 402 f.; port, et fen., 137 f. ; 14 patentés : dr. fixe, 91 f., dr. proport., 14f.; total, 4,414 f. — Perception de Parce.

Agric. Sol argileux, argilo-calcaire, silicéo-calcaire et sablonneux. Le tiers sud de cette grande lande de Vion, qui n'attend que la main de l'homme pour donner des récoltes abondantes, et dont l'aspect stérile afflige les amis de la prospérité publique, présente une terre d'alluvion, propre à tre couverte de prairies ou convertie en jardins et en chenevières; le second tiers, occupant la partie centrale, semble particulièrement propre à la culture des céréales ; tandis que la partie supérieure nord-ouest, n'offre qu'un maigre

Eacage , recouvrant la roche de poudingue, décrite plus aut. Ce terrain paraît avoir été recouvert anciennement par une forêt, dont quelques bouquets, encore existants, seraient les restes, et qui devait se lier avec celle de Malpaire. Il est fâcheux qu un aussi vaste terrain, si bien propre a une fructueuse culture et à l'établissement d'une ferme expérimentale , soit abandonné à la vaine pâture de quelques vaches, d'un assez peiit nombre de moulons, des oies, Elus particulièrement; et il serait bien désirable, qu'une loi bien conçue, parvint à vaincre les obstacles apportés par les habitants, à plusieurs époques, aux tentatives faites pour l'utiliser. Les seigneurs de Sablé ayant tenté d'en disposer, en 1480, dans un but d'utilité, les habitants obtinrent un arrêt du parlement de Paris, qui les en reconnut propriétaires, et ont continué d'en jouir paisiblement en commun,depuis lors. En 1811 et 1812, le gouvernement ayant renouvelé les mêmes tentatives, rencontra les mêmes obstacles de la part des habitants voulant, disaient-ils, continuer d'en jouir d'après les mêmes errements. Nous apprenons, en terminant ces réflexions, que la commune va se créer des ressources pécuniaires, plus que suffisantes pour ses besoins, en aliénant, enfin, diverses portions de cette lande, dont 213 hectar., occupant la partie orientale, entre le bourg et la limite de Parce , dépendantes de la succession de la marquise de la Porte de Biantz, vont être également vendus.

La lande de Vion est une espèce de fond de cuve, qui reçoit les eaux de la lande du Bailleul, celles d'une partie des communes de Parce et de Solesme, qui y affluent de * à 5 k. à la ronde, et n'ont d'écoulement que par le ruisseau de la fontaine Sans-Fond; tous les terrains environnants du Bailleul,deVion,deParcéct d'une partie de Louaille, étant plus élevés que celui de cette lande.

Ensemencés en céréales : froment, 145 hect.; seigle, 105; méteil, 72; orge et avoine, 67 de chaque; produis. de 7 à 7 1/2 pour 1, le froment et l'orge; de 5 a 6, le méteil, le seigle et l'avoine. En outre : sarrasin, 48 h.; pomm. de terre; 140; prair. artific, en trèfle, sainfoin, un peudeloserne, 44 h. ; chanvre, 6 h.; lin 3 h.; prés naturels, de médiocre qualité, vignes, bois, comme au cadastrement, plus 50 h. de bois, provenant des chaintres et haies; peu d'arbres à cidre, beaucoup de noyers. Education d'un assez petit nombre de chevaux et de toute espèce de bestiaux, si ce n'est des porcs; quelques ruches d'abeilles. Aucun agriculteur de cette commune, n'obtient de mention aux concours agricoles. = 22 Fermes, 18 bordages ou closeries à charrues , 15 autres à bras; 40 charrues. = Commerce agricole consistant en grains, dont il y a exportation réelle des 2/5" à la moitié, des 8/9" de l'avoine; en graine de trèfle, chanvre, lin, pommes de terre, bois, cidre et fruits, vin, etc.; en chevaux, bestiaux de toute sorte, porcs gras, laine, cire et miel; menues denrées. = Fréquentation des marchés de Sablé, de la Flèche, de Noyen, etc.

Industr. Fabrication de quelques pièces de toiles, pour particuliers.

Roct. Et Chem. La route royale n" 159, de Tours à Rennes, traverse la partie occidentale du territoire; celle départementale n° 8, de la Fontaine-S.-Martin à Sablé, passe a peu de distance de son extrémité septentrionale. = Chem. vicin. classés : — 1" ail. à Sablé et à Courtillers; part du bourg, passe à la Chapelle-du-Chéne,etc.,finit au gué du ruiss. de la Jurandière; long, sur le territ., 5,700 mètres.—2° ail. à Parce; même point de départ, passe à la Pelleterie, f. à la limite avec Parce, 1,200 m., dont 155 m. en commun avec Parce. — 3' ail. à Louaille; part également du bourg, passe près le bois deVion, f.,àChàteauroux, à la route de la Flèche a Sablé, 3,190 m. — 4» de la Chapelle-du-Chêne à Solesme et à Juigné; traverse la lande de Vion et le bois de la Chaîne, f. au carref. des Maudrières, 2,080m.

LieUx ReMarq. Les Nau-Poteries, petite maison bourgeoise, sur la route de Sablé. Quant aux noms : la Barre, le Plessis, l'Oiselerie, les Deffais ; le Rocher, la Roche; le Marais; Primours , Pont-au-Soleil ; la Normandière ; Vinouse; le Roulay, le Tremblay, le Chesne-Creux; Touvoie, etc., etc.; l'Huilerie, etc.

Etaul. Publ. Mairie, succursale, école primaire de garçons; 1 débit de tabac; 2 compagn. isolées de garde nationale, effect. 100 h. Rureau de poste aux lettres, à Sablé.